Nouvelle régulation du nucléaire souhaitée par EDF pour plus investir

EDF compte sur une rapide entente entre Paris et Bruxelles pour une nouvelle régulation du nucléaire français et la fixation des modalités de sa réorganisation. Cela lui permettra d’obtenir davantage de moyens pour investir.

EDF se dit capable de gérer sa situation financière les deux prochaines années sans que l’État lui prête main-forte. Mais ses résultats ayant chuté en 2020 à cause des baisses de consommation d’électricité et de production nucléaire dues au coronavirus, l’électricien public français veut se relancer en espérant qu’une nouvelle régulation relative au nucléaire soit mise en place au début de 2023.

Plus d’investissements envisagés dans les énergies renouvelables

Selon le PDG de EDF, Jean-Bernard Lévy, le groupe suivra une trajectoire financière très différente lorsque la régulation se mettra en place. Et cela lui donnera des moyens d’ambitions et de réalisations plus élevées. Les investissements d’EDF viseront plus les énergies renouvelables. D’ailleurs, à cet effet, l’entreprise envisage d’installer 60 gigawatts nets de capacités à l’horizon 2030 alors que son ambition était précédemment de 50 gigawatts.

Pour Jean-Bernard Lévy, EDF s’est donné les moyens de garantir les équilibres économiques et financiers en 2021 et 2022. Cela se fera sans que l’État fasse d’apport additionnel et sans qu’il perçoive ses dividendes en numéraire, comme ce qui était prévu au titre de 2020.

Confirmation de l’objectif de production nucléaire

Le groupe prend très au sérieux sa production nucléaire en confirmant son objectif de production de grande envergure. Il espère mettre le paquet pour réaliser un bénéfice supérieur à 17 milliards d’euros avant impôts, charges financières, dépréciations et amortissements (Ebitda), avec un ratio d’endettement financier net sur Ebitda inférieur à trois fois. Notez qu’en 2020, son bénéfice fut de 16,2 milliards d’euros (-3,3 %). Le résultat net courant enregistré par EDF au titre de 2020 est de 1 969 millions d’euros et un chiffre d’affaires de 69 milliards. Tandis que le résultat net part du groupe a fait un plongeon de 87,4 % à 650 millions d’euros, une situation notamment due à des facteurs négatifs exceptionnels à hauteur de 928 millions nets d’impôts.

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